Nouveaux frais sur les voitures électriques : « 125 $, c’est raisonnable »
Les propriétaires de véhicules électriques s’y attendaient, c’est maintenant chose faite. Dès janvier 2027, ils devront payer des droits d’immatriculation annuellement. Si certains acceptent cette mesure du budget caquiste avec sérénité, d’autres craignent un frein à l’électrification. À compter du 1er janvier 2027, les propriétaires de ce type de véhicule devront s’acquitter d’un droit d’immatriculation annuel de 125 $. Pour les voitures hybrides rechargeables, ce montant sera de 62,50 $. La gratuité accordée aux véhicules électriques pour les ponts à péage et les traversiers de la province prendra fin à cette même date. 125 $, c’est quand même raisonnable à mon avis. Jusqu’à présent, les propriétaires de ces véhicules bénéficiaient d’une gratuité sur ces frais. Michel Labarre s’attendait à devoir payer une contribution. Québec a instauré cette mesure pour compenser la part de la taxe sur le carburant qui n'est pas payée par les véhicules électriques. Cette taxe sert quant à elle à l'entretien des routes et au transport collectif. En parallèle, le gouvernement relance le programme Roulez-Vert, qui avait été suspendu en février dernier en raison d’une forte demande. Dès le 1er avril, les acheteurs d’un véhicule électrique pourront bénéficier d’une subvention de 4000 $, un montant qui sera réduit de moitié en janvier 2026, avant de disparaître en 2027. Hugo Allard, conseiller aux ventes chez Hyundai Magog, espère que cette aide relancera les ventes, qui ont connu un ralentissement après l’arrêt des subventions. Hugo Allard conseiller aux ventes chez Hyundai Magog Photo : Radio-Canada / Marion BérubéJe m’y attendais, ça fait quelque temps qu’on en parlait. On ne s’en sauvera pas
, a indiqué Stéphane Bérubé, au volant de sa voiture électrique.Je pense que c'est vraiment peu, parce qu'on ne paie pas pour les routes. Je m'attendais à ce qu'à un moment donné ça nous rattrape
, estime-t-il.Le mode de financement du transport collectif et de l'entretien des routes est désuet, donc de mettre ça sur le dos des voitures électriques, pour moi ça ne répondra pas aux besoins
, s’est désolé le président-directeur général de Mobilité électrique Canada, Daniel Breton. Ça va à mon avis nuire à la transition vers les véhicules électriques.
Le retour de Roulez-Vert bien accueilli

Il y a eu une grande diminution, les clients qui entraient ici nous parlaient plus de véhicules à gaz que de véhicules électriques. C'est sûr qu'en repartant le programme ça va attirer des clients, ça va repartir tranquillement
, conclut-il.
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